La Nuit juste avant les forêts


Mardi 14 août 2012

La Nuit juste avant les forêts


Bernard-Marie Koltès


Bon...

     Le titre est d’enfer, l’affiche alléchante quand c’est Denis Lavant qui s’y colle. C’est une sorte de défi pour le comédien professionnel.

Sûrement.

Il y a quelque chose, certainement. D’intriguant. Mais, ce long monologue sans ponctuation, une phrase d’une traite, s’il ressemble à une forme un peu absurde et vaine de poésie, ne me touche pas plus que ça. J’admire, mais, je ne m’émeus pas beaucoup. Bref, Koltès a su me plaire souvent, mais, parfois, il ne me touche pas, me pousse dans mes retranchements sans doute. Je ne sais pas y voir ce qu’il y a à prendre. Je ne parviens pas à m’intéresser. En clair, ce n’est pas ma tasse de thé.


Lorsque j’ai trouvé cette curiosité sur la toile, c'est-à-dire l'enregistrement en mp3 qui suit cet article, j’étais assez fier je l’avoue. Je me suis rué, puis, un peu déçu, j’ai écouté d’une oreille, de loin, en m’y intéressant de façon variable. Jusqu’au bout malgré tout, en ratant quelques passages.

Il y a un quelque chose auquel je ne crois pas, auquel je ne parviens pas à croire. Denis Lavant y met du cœur, à n’en pas douter. Peut-être, sur scène, y gagnerait-t-on. J’en doute encore un peu cependant. Je ne crois pas être bouleversé, même si, en surfant, j’ai su trouver des extraits de cette pièce montée en 2000, avec Denis Lavant déjà dans le rôle (seul et unique personnage vous l’avez bien compris je pense…) et avec une mise en scène alléchante de Kristian Frédric, tentante. Il se retrouve sous la pluie. C’est beau, impressionnant, esthétique et fascinant pour le coup. Bluffant, je dirais plutôt…

Je vous livre ici l’intégralité de l’enregistrement audio (1h24) fait par et pour France Culture en Avignon en 2009. Il s’agit d’une lecture travaillée pour la radio et en direct. Le public a pu y assister. Surprise, un joueur de Didgeridoo l’accompagne, avec une guimbarde et une flûte aussi,  et donne un certain charme à ce travail. Je reste persuadé que  voir cette pièce sur scène, et de la façon dont cela fut monté dans la bande annonce présentée ici,  demeure la meilleure solution pour l'apprécier. La lire, même, est une forme de gageure, a priori. Cette longue phrase fait peur…

 Alors, à vos casques !  Et dites m’en des nouvelles ! Je suis curieux de vos réactions, de vos appréciations de ce travail qui mérite un effort et qui, peut-être, vous touchera, vous parlera. Je l’espère, je vous le souhaite, même si je n’ai pas été moi-même convaincu. Et puis votre sensibilité touchera peut-être la mienne. Peut-être saurez-vous me montrer, me faire ressentir certains moments que j’ai pu rater.






Richard

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire